Philosophie

Le collectif du Jardin d’Alice a pour fonction de répondre aux besoins d’espaces pour la création libre et accessible.Par création, nous entendons tout ce qui contribue, de façon pacifique et non-dogmatique à enrichir l’âme, à réaliser ses rêves, à voir la vie sous un angle original, à produire du sens et des référents collectifs qui puissent rayonner pour soi autant que pour l’ensemble.
Son action se veut pragmatique et évolutive, reliée au contexte, à l’environnement. Le Jardin d’Alice est une construction collective non finie qui s’accomplit chaque jour grâce à une philosophie solide et vivante.

Règle 1 : L’autogestion pour chacun et pour tous, la profusion dans l’échange horizontal

Le Jardin d’Alice est un groupe de personnes, combinant leurs pratiques personnelles et leur envie de partager un lieu – ensemble – et avec d’autres. Le collectif s’élargit au gré des rencontres et des projets.
Chaque usager bénéficie des ressources du lieu, contribue en retour, et est considéré à ce titre comme partie prenante de l’aventure. Chacun fait preuve d’autonomie, partage ses savoir-faire, s’approprie et augmente l’œuvre collective. Toutes les décisions sont prises en réunion de façon horizontale. Il s’agit d’exprimer ses besoins et de les combiner avec ceux des autres afin de fabriquer des solutions.

Règle 2 : L’écologie politique / Un espace non-marchand pour le bien commun, le gratuit, le vivant

Le Jardin d’Alice puise ses origines dans un rapport de force avec la ville cotée en bourse : la crise du logement, les loyers scandaleux et des milliers d’espaces vides, abandonnés à la spéculation. Nous avons construit notre propre réponse par une approche écologique du réel, des gestes les plus simples jusqu’aux engagements militants qui nous traversent. Cela signifie au quotidien : mutualiser, collaborer, éviter le gaspillage, saisir les bonnes occasions, recycler, réemployer, détourner…
Et préserver la nature en l’insérant de façon créative dans la ville.
En termes politiques, cela signifie que nous défendons la réquisition citoyenne comme une écologie urbaine, qu’il est possible de faire vivre des espaces de culture gratuite et de solidarité populaire. En occupant des espaces intercalaires nous essayons d’amener chacun à prendre conscience de l’énorme besoin d’espaces non-marchands dans la ville, et à protéger le bien commun des logiques de spéculation. Nous montrons, par l’action, le succès de nos expériences collectives.

Règle 3 : Rester humain à l’âge de Faire / Apprendre

Le Jardin d’Alice n’est ni un opérateur culturel professionnel, ni une succession d’individus étanches chacun dans leur case. Ce projet est avant tout un espace réel permettant des rencontres, des idées folles et leur expérimentation immédiate. C’est par le faire-ensemble que nous entretenons l’enthousiasme, les amitiés et les envies. Dans un système enclin à nous déposséder de nos moyens de production, nous voulons un espace où mettre les mains dans le cambouis, apprendre, se tromper, et recommencer.